Mercredi 26 Octobre : ça y est, enfin, je vais au concert de la chanteuse qui me vibrer au plus haut point :
Lara Fabian
Tout le monde connait ma grande passion pour Patriiiiiiiick, et bien là c'est pareil mais en moins "déjantée", ben oui j'ai... grandi ! Je suis plus posée... Hum, hum...
La salle de ce soir est très agréable et les fauteuils sont très confortables. Pour assister à sa première partie : un jeune québecois Nicola Ciccone, c'était parfait... Ses chansons étaient très chouettes, mais au bout de la 4ème, on s'impatientait un peu. Tellement, en fait, qu'à un moment toute la salle l'a applaudi alors qu'il n'avait pas terminé sa chanson. Oups...!
Après son passage, la salle était en ébullition, nous ne savions plus quoi inventer pour appeler notre Star, l'encourager, l'acclamer... Ca criait, ça tapait des mains, ça sifflait, bref un public intenable et impatient de retrouver celle tant attendue depuis une heure maintenant !
Alors que les lumières sont toutes éteintes, que le rideau est encore baissé, Lara entame "Je t'aime" a capella. Quelques secondes plus tard, le rideau se lève, les lumières s'allument et l'on ne voit pas encore Lara. En revanche, on découvre un 9 gigantesque au milieu de la scène, tournant sur lui-même pour laisser peu à peu apparaître Lara assise toute de blanc vêtue. Lumières et décors blancs-transparents, elle donne le ton de son spectacle dans une belle et pure interprétation de ce "Je t'aime" sans aucun accompagnement. Au terme de ce titre, le public niçois lui réserve un accueil plus que chaleureux !
Lara enchaîne aussitôt très en rythmique avec "Les Homéricains", ce titre de l'album 9 qu'elle interprète seule, contrairement à la version album en duo avec Melissa Mars. Accompagnée par 6 musiciens et 4 choristes, Lara donne le ton à un spectacle haut en couleur et dans une présence scénique étonnante. Le public est survolté tant il savoure ces moments d'échange avec son idole.
Ce titre qui fait référence aux américains est la première version Live qu'il nous est donné d'entendre ! Et quelle version !
"J'y crois encore" Ici Lara revient sur un titre phare de l'album Nue (2001), qu'elle revisite de façon magistrale, dans une version acoustique et toute en variation vocales par rapport à l'original. A noter la participation active de ses choristes en lieu et place des cordes qui prédominaient auparavant.
"Il ne manquait que toi" C'est alors que Lara nous dévoile la symbolique histoire de cette chanson. Ce fut le premier titre qu'elle écrivit pour ce nouvel album, pour seul manquant la détermination exact du "toi". A sa rencontre avec Jean-Félix Lalanne elle prit alors tout son sens au son de la musique alors composée par lui-même, et dans une interprétation d'une douceur exceptionnelle. Chanson préférée de Mag...
"Tu es mon autre" Initialement en duo avec Maurane, Lara l'interprète seule avec néanmoins ses choristes.
"Si tu n'as pas d'amour" Ici Lara se lâche totalement, de façon similaire au clip et cela nous en donne une version d'un dynamisme impressionnant. A relever également son humour débordant.
"Silence" Encore un titre datant de "Nue" que Lara a su revisiter tout en subtilité, une jolie façon d'écouter la musique du silence. Dans un jeu de mot bien adapté avec la présence de nombreuses percussions, Lara nous offre une version originale, mêlée notamment à son adaptation anglaise sur l'album "Wonderful Life".
"Sperenza" Un des moments fort de son tour de chant. Lara rend hommage à ses parents en nous narrant la rencontre de ceux-ci. De toute évidence, le public entre dans cette magnifique tranche de vie, qui on peut le dire, reste hors du commun, même si à l'origine, les rencontres sont ordinaires. L'émotion est très présente, tout particulièrement lorsque sur les grands rideaux blancs du fond de scène, les portraits de ses parents apparaissent. Au terme de ce titre, un portrait de Lara âgé d'une dizaine d'années apparaît sur le grand 9 au milieu de la scène. Ce titre était déjà grandiose sur la version album, et sur scène autant dire qu'il prend une dimension exceptionnelle. Il est clair que l'émotion est à son comble lorsque Lara achève ce titre.
"I guess I loved you" En quelques mots, Lara évoque le souhait parfois de son public qu'elle rencontre de lui chanter plus souvent des titres de son répertoire anglais, dans laquelle elle sait si bien faire transparaître ce qu'elle appelle " la langue des Anges". Sur ce titre issu de l'album "Wonderful Life", Lara nous offre une version piano-voix d'une profondeur exceptionnelle. Sa voix est cristalline et me ferait souvent penser aux interprétations de Barbra Streisand.
"Broken Vow" Elle enchaîne directement sur Broken Vow, titre provenant de son premier album éponyme, et composé par Walter Afanassief, qui travailla longtemps avec Barbra Streisand. Que dire de cette interprétation magistrale si ce n'est que Lara est au sommet de son art. Elle maîtrise sa voix avec une aisance qu'il est rare de rencontrer et l'intensité de son texte nous plonge dans les méandres de la relation homme/femme.
"Humana" Après trois titres d'une rare émotion, Lara nous ramène à cette réflexion universelle, à savoir l'être humain. Humana, que l'on retrouve sur chaque tournée ne prend pas une ride, mais au contraire grandit avec toujours plus de vie, de dynamisme, de sonorités et de voix différentes. Elle fait participer son public (en délire !) en le faisant chanter à la manière d'un karaoké puisque les paroles de la chanson apparaissent sur les rideaux blancs derrière elle. Un grand et beau moment.
"Un Ave Maria" Tout naturellement après Humana, c'est un Ave Maria qui nous est offert comme une prière et qui ne peut que compléter notre réflexion. Ce titre provenant de 9 prend tout son sens sur scène et dans cette interprétation exceptionnelle, que le public écoute presque religieusement.
"Immortelle" Titre bien connu de "Nue", "Immortelle" reste un incontournable de son tour de chant, l'interprétation est spectaculaire et cette version s'avère bien différente de l'original dans la mesure où les violons sont aisément remplacés par des guitares.
"Bambina" En guise d'introduction à "Bambina", Lara nous offre un grand moment d'humour, je parlerais même de sketch tant elle a ce don en elle de faire rire. Elle revient 30 ans en arrière, prend une voix et un comportement de petite fille et c'est un vrai délice que de voir Lara se lâcher de cette façon. Le public rit aux éclats et la découvre ainsi sous un autre jour, celui qu'on lui connaît peu.
"Le Tour du Monde" "9" est de retour dans un tour du monde où le public se réjouit d'embarquer. L'ambiance dans la salle est toujours à l'écoute et découvre également ici, Lara sous un autre jour. Très belle interprétation live, on en redemande... Même si l'absence de Jean-Félix nous déçoit un peu.
"Tout" Là autant dire que ce fut un grand moment. Lara nous annonce la couleur en nous informons que la version de ce titre a grandement été modifié et que si nous préférions la version précédente, il nous suffirait d'appuyer "tout" simplement sur le bouton sous notre siège. Ce ne sera pas nécessaire car dès les premières notes, le public s'enflamme. C'est donc sur un rythme de bossa-nova que Lara nous interprète "Tout", qu'il n'est plus nécessaire de présenter tant nous le connaissons sur le bout des doigts. Cette version latino est tout simplement géniale et Lara se laisse aller à des improvisations vocales magistrales.
"L'homme qui n'avait pas de maison" Ce titre qui rend hommage aux sans abris québécois nous fait clairement prendre conscience de la chance que nous avons et il est impossible de passer à côté. Lors du tournage d'un de ses clips à Montréal, un sans-abri lui avait demandé d'écrire une chanson sur ce thème avec pour seul souhait que celle-ci soit gaie et optimiste. Forte de son talent d'auteur compositeur, Lara a su nous délivrer un titre surprenant tant la notion de liberté et de pudeur sont omniprésents. Le public n'est pas indifférent bien au contraire. En regardant à côté de moi, je pouvais aisément lire les paroles sur les lèvres de tout ces gens. Une belle récompense pour elle et pour "lui".
"Ne lui parlez plus d'elle" Voila un thème que Lara a peu souvent abordé : Est-ce toujours les hommes qui trompent ? Lara nous donne explicitement sa réponse : "Détrompez-vous !"... Au terme de cette chanson, on s'accorde à dire que sa réflexion est pertinente. Très belle interprétation, tout en nuance et tout en émotion. Un vrai régal.
"La lettre" Le pianiste quitte son piano à queue blanc et laisse la place à Lara, qui seule au piano, nous interprète sa Lettre, qui restera sans aucun doute, le titre phare de l'album 9. Après la première partie de ce titre, à l'instant du pont musical, Lara se lève et nous lâche ses envolées vocales dont elle seule a le secret. Nous avions été scotché par l'interprétation album, nous le sommes d'autant plus avec son interprétation sur scène.
"Je me souviens" Le spectacle s'achève et Lara réapparaît en robe blanche après le premier rappel, tel un ange. Là, elle nous offre en cadeau "Je me souviens", titre totalement dédié à la belle Province, le Québec, ou elle a vécut pendant 15 ans.
Medley de Yentl (Papa can you hear me, A Piece of sky) Lors du deuxième rappel et pour clore son tour de chant, Lara sort l'artillerie lourde. En introduction, Lara évoque son souvenir très précis du jour ou elle a découvert le film "Yentl" de Barbra Streisand, dans un cinéma des Galeries de la Reine à Bruxelles, alors qu'elle avait 14 ans. Ce film, que ne je peux que vous recommander de voir, datant de 1983, fut réalisé par Barbra Streisand, qui comme chacun le sait, est un modèle pour Lara Fabian. Un bouquet final dans ce feu d'artifice de chansons !
A notre sortie, nous sommes encore dans l'ambiance magique de ce spectacle. Nous essayons d'attendre un moment à la sortie des Artistes mais elle est sans doute partie par une porte dérobée. Il est tard et demain, elle chante à Toulon, alors nous en faisons de même. Ma nuit sera courte mais emplie de très beaux rêves de scène où je chante avec Elle...
Si seulement...
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